{"id":476,"date":"2018-12-02T16:47:02","date_gmt":"2018-12-02T15:47:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.esquisses.eu\/revue\/?p=476"},"modified":"2023-09-06T17:55:02","modified_gmt":"2023-09-06T16:55:02","slug":"limage-ronde-mylene-duc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.esquisses.eu\/revue\/limage-ronde-mylene-duc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Image ronde \u2014 Myl\u00e8ne Duc"},"content":{"rendered":"<h1>L&rsquo;Image ronde,<br \/>\n(la photographie et l&rsquo;unit\u00e9 du monde)<\/h1>\n<h3 style=\"text-align: center;\">de Myl\u00e8ne Duc<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pr\u00e9f\u00e8rerais ne pas parler de \u00ab&nbsp;d\u00e9construction&nbsp;\u00bb pour ce qui concerne la photographie et prendre au contraire cette id\u00e9e \u00e0 rebrousse poil&nbsp;: les tiroirs de ce concept, emprunt\u00e9 par Derrida \u00e0 Granel, d\u00e9bordent jusqu\u2019\u00e0 produire un encombrement qui va \u00e0 l\u2019encontre du but envisag\u00e9 \u00e0 l\u2019origine. C\u2019est que la d\u00e9construction, au lieu de renvoyer \u00e0 l\u2019ossature de la chose comme Derrida le souhaitait, la sature maintenant de significations et de commentaires rapport\u00e9s. Or la d\u00e9construction n\u2019est pas illimit\u00e9e&nbsp;: Derrida en venait \u00e0 buter sur ses bords et sur ce qu\u2019il appelait in fine \u00ab&nbsp;la part de la crypte&nbsp;\u00bb. Il s\u2019agissait pour lui de descendre jusqu\u2019au plus petit \u00e9l\u00e9ment auquel on ne pouvait rien enlever. Laissons-nous donc d\u00e9border plut\u00f4t par l\u2019Ind\u00e9constructible sur lequel elle finit toujours par se briser. Partons r\u00e9solument de l\u2019essentiel, cette \u00ab&nbsp;unit\u00e9&nbsp;\u00bb qu\u2019elle ne peut d\u00e9faire\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9construction suppose l\u2019id\u00e9e que l\u2019on veuille (et que l\u2019on puisse) \u00ab&nbsp;d\u00e9couper&nbsp;\u00bb dans le r\u00e9el, tailler dans le vif, pr\u00e9lever un morceau sur la b\u00eate. Couper, morceler, fragmenter, d\u00e9construire, c\u2019est toujours d\u00e9truire pour reconstruire autrement. Elle est dialectique et repose sur le pr\u00e9suppos\u00e9 d\u2019un travail du n\u00e9gatif forc\u00e9ment attach\u00e9 au pouvoir de la Repr\u00e9sentation. La question se pose de savoir s\u2019il y a un sens \u00e0 ajouter une image au monde. N\u2019est-ce pas un leurre de croire que nous sommes en mesure de modifier quelque chose du R\u00e9el en lui superposant des repr\u00e9sentations&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab&nbsp;En ce temps l\u00e0 le monde \u00e9tait rond et on pouvait en faire le tour&nbsp;\u00bb (Gertrude Stein)<a name=\"_ftnref2\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>&nbsp;: Les \u00ab&nbsp;vues&nbsp;\u00bb qui le d\u00e9multiplient aujourd\u2019hui sur <em>Instagram<\/em> par exemple, le flot des doubles qui le recouvrent au 1\/1, nous porteraient trop facilement \u00e0 penser qu\u2019il est devenu plat et lisse comme une image. Mais en v\u00e9rit\u00e9 il y a aussi autre chose et le paradoxe est que c\u2019est pour autant qu\u2019il est accompagn\u00e9 par son image que le monde peut se maintenir au plus pr\u00e8s de lui-m\u00eame. Au lieu de penser la photographie et l\u2019image en g\u00e9n\u00e9ral comme la construction d\u2019un r\u00e9el suppl\u00e9mentaire (pour le meilleur ou pour le pire), il faudrait revenir sur la fa\u00e7on qu\u2019elles ont de retenir en quelque sorte les choses dans leur \u00ab&nbsp;rondeur&nbsp;\u00bb naturelle, de ne pas les saisir d\u2019abord dans une histoire et de les laisser au contraire sans cesse \u00e0 leur compl\u00e9tude.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 une Image n\u2019est pas <em>carr\u00e9e<\/em> mais <em>ronde<\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>&nbsp;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Image poss\u00e8de les m\u00eames caract\u00e9ristiques que le monde qu\u2019elle con-tient&nbsp;: elle est ronde. Elle est un lac. On s\u2019y noie tout entier d\u2019un seul coup (ou pas du tout). Et cette noyade sensible n\u2019est pas d\u00e9composable&nbsp;: elle ne constitue pas, ph\u00e9nom\u00e9nologiquement parlant, une d\u00e9construction. Elle nous prend totalement. Elle happe et les rives s\u2019effondrent. C\u2019est ce que veut dire Jean-Louis Schefer quand il \u00e9crit que: \u00ab&nbsp;l\u2019image \u00e9veille une perception sans bords&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref3\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. Virginia Woolf se noie dans la po\u00e9sie d\u2019images liquides, qui, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9, sauvent le Willie de Gertrude Stein<a name=\"_ftnref4\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>\u2026 Le r\u00e9el est toujours d\u00e9j\u00e0 noy\u00e9 dans son apparaitre et c\u2019est pourquoi nous y sommes plong\u00e9s \u00e0 priori comme dans une image. Ce qui sauve par deux fois Willie au dernier moment, c\u2019est que \u00ab&nbsp;le lac et le monde \u00e9taient tous les deux ronds&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref5\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>. De la m\u00eame fa\u00e7on, s\u2019il en vient plus tard \u00e0 se noyer en r\u00eave, dans le silence de son sommeil, c\u2019est que l\u2019image, le lac, le sommeil sont homoth\u00e9tiques&nbsp;: Ils absorbent le monde et le contiennent en imitant et en refl\u00e9tant sa mutit\u00e9 et sa fermeture sur lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Clarice Lispector&nbsp;a particuli\u00e8rement mis en \u00e9vidence le silence inexpressif, l\u2019indiff\u00e9rence \u00e0 l\u2019ordre des signes, qui habite l\u2019image photographique. L\u2019h\u00e9ro\u00efne de <em>La passion selon G.H.<\/em> se perd dans les photos qui la repr\u00e9sentent parce qu\u2019elle s\u2019y voit prise par la totalit\u00e9 du monde autour d\u2019elle au point de s\u2019y oublier enti\u00e8rement&nbsp;: \u00ab&nbsp;C\u2019est que dans les yeux souriants, il y avait un silence comme je n\u2019en ai vu que dans les lacs&nbsp;\u00bb (p. 39). La photographie dissout tout sauf l\u2019\u00catre l\u00e0. Elle ne d\u00e9construit pas pour reconstruire mais expose le monde \u00e0 lui-m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il n\u2019y ait plus de diff\u00e9rence entre les choses et leur exposition. C\u2019est le r\u00e9el qui nous y est donn\u00e9 \u00e0 voir &#8211; sans qu\u2019on ait besoin de basculer dans la folie.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">L\u2019Image est un morceau tomb\u00e9 de monde\u2026<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2026 Et nous nous y voyons parfois. Mais c\u2019est toujours le r\u00e9el au complet qui nous contemple alors. Dans une installation d\u2019Alain Fleischer, <em>Le voyage du brise glace<a name=\"_ftnref6\" href=\"#_ftn6\"><strong>[6]<\/strong><\/a><\/em>, la noyade sensible est possible en toute s\u00e9curit\u00e9. Elle pr\u00e9sente un bassin de petite dimension dans lequel nous avons pieds. Le miroir bris\u00e9 qui flotte \u00e0 sa surface fait mine de d\u00e9composer l\u2019image de la jeune femme qui y est projet\u00e9e, mais le reflet qui la r\u00e9percute n\u2019a rien \u00e0 lui envier. C\u2019est que l\u2019eau du bassin assure une impression de <em>continuit\u00e9 liquide<\/em> qui jette \u00e0 chaque fois les images dans leur propre \u00e9vidence. L\u2019<em>\u00e9vidence<\/em> de l\u2019Image est aussi bien pour cela celle de la mort. Chacun meurt en devenant sa propre image, comme dit Blanchot<a name=\"_ftnref7\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>, en \u00ab&nbsp;performant&nbsp;\u00bb cette co\u00efncidence de l\u2019essence et de l\u2019apparence \u2013 de l\u2019int\u00e9rieur et de l\u2019ext\u00e9rieur \u2013 qui d\u00e9finit si bien la photographie et qui explique son caract\u00e8re fascinatoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gertrude Stein ne dit pas qu\u2019\u00ab&nbsp;une rose est une rose&nbsp;\u00bb mais fait d\u2019abord se confondre une petite fille avec son image&nbsp;: \u00ab&nbsp;Rose&nbsp;\u00bb est une rose. Mais de quoi est-elle l\u2019image alors&nbsp;? De rien, justement. Elle est intransitivement image. En nous ressemblant absolument sur nos images nous ne sommes pas \u00e0 l\u2019image de quelque chose mais \u00e0 celle, quelconque (Rosset) du fait d\u2019\u00eatre comme tel. L\u2019Image est une Image est une Image est une Image\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois retir\u00e9 ce qui est de l\u2019ordre du signifiant&nbsp;&#8211; la mise en sc\u00e8ne, le d\u00e9cor, les personnages &#8211; que (nous) reste-t-il&nbsp;? La photographie, avant de renvoyer \u00e0 ceci ou cela, nous rend sensible au fait qu\u2019Il-y-a. Quelque chose qui est l\u00e0 avant que ce soit vu r\u00e9siste <em>in fine<\/em> \u00e0 la vue m\u00eame&nbsp;: le <em>donn\u00e9 ind\u00e9composable<\/em> dans l\u2019Image&nbsp;: Le fait que quelque chose soit. Ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019<em>os<\/em> ou l\u2019<em>ar\u00eate<\/em> de la photographie. Ce qui reste une fois qu\u2019on en a tout dit\u2026 La d\u00e9construction pourrait alors \u00eatre l\u2019art d\u2019accommoder les restes&nbsp;: la chose ind\u00e9composable dans l\u2019Image.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Le monde entier est toujours l\u00e0<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un passage du film <em>Walden<\/em> de Jonas Mekas peut nous aider \u00e0 faire l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019<em>ind\u00e9composabilit\u00e9<\/em> de l\u2019Image. Mekas \u00ab&nbsp;transpose&nbsp;\u00bb l\u2019\u00e9criture contemplative de Thoreau dans le Manhattan de 1970. Une petite fille saute au trampoline&nbsp;: La sc\u00e8ne est donn\u00e9e de mani\u00e8re fragmentaire, et les diff\u00e9rentes images ne s\u2019enchainent pas de fa\u00e7on \u00e0 respecter une continuit\u00e9 temporelle normale. La petite fille qui \u00ab&nbsp;joue \u00e0 l\u2019image&nbsp;\u00bb, \u00e0 tous les sens de la formule, n\u2019est pas dans un temps lin\u00e9aire. Ce qui voulait apparaitre comme un travail de d\u00e9construction se r\u00e9v\u00e8le en fait tout l\u2019inverse. Le d\u00e9coupage syst\u00e9matique de Mekas n\u2019ajoute aucun \u00e9l\u00e9ment narratif, descriptif ou critique suppl\u00e9mentaire \u00e0 l\u2019image. Cette derni\u00e8re est compl\u00e8te, ind\u00e9composable, parce qu\u2019elle ne dit rien d\u2019autre que son bonheur d\u2019\u00eatre image. Et Mekas se trahit, pour ainsi dire, en y superposant, d\u2019une mani\u00e8re non-illustrative, et pour cette raison \u00ab&nbsp;totale&nbsp;\u00bb, un texte de Saint Jean de la Croix (1587), affirmant qu\u2019il ne faut pas \u00ab&nbsp;partir \u00e0 la recherche de nouvelles choses&nbsp;\u00bb, mais plut\u00f4t pratiquer \u00ab&nbsp;l\u2019oubli des \u00e9v\u00e8nements&nbsp;\u00bb, afin d\u2019\u00eatre \u00ab&nbsp;totalement envelopp\u00e9 dans le silence&nbsp;\u00bb. L\u2019Image s\u2019effondre ainsi au final dans quelque chose qui ne peut plus se d\u00e9construire&nbsp;: le silence compact de l\u2019irruption du r\u00e9el. Elle nous le fait partager dans un sentiment de pl\u00e9nitude. Elle appelle <em>le partage de l\u2019enti\u00e8ret\u00e9<\/em>.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">La photographie est un microcosme<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand je me r\u00e9veille chaque matin chez moi en me disant que le monde entier est toujours l\u00e0, j\u2019\u00e9prouve la chose depuis une minuscule fen\u00eatre grande comme une meurtri\u00e8re. C\u2019est bien l\u2019image du monde, sa \u00ab&nbsp;vue&nbsp;\u00bb par la lucarne, qui me le fait sentir comme compl\u00e8tement l\u00e0&nbsp;: Il tient \u00e0 et sur cette image&nbsp;! Le regard aveugle de l\u2019image borde le monde sans bords, et c\u2019est le d\u00e9tour par l\u2019image qui nous r\u00e9concilie paradoxalement avec le fait que le monde est rond et n\u2019a pas besoin de nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La photographie est microcosme, du \u00ab&nbsp;petit&nbsp;\u00bb dans lequel du \u00ab&nbsp;grand&nbsp;\u00bb tient tout entier. Le fait est que l\u2019on peut fragmenter, d\u00e9couper, retrancher, recomposer&nbsp;: la pr\u00e9sence du monde sera toujours contenue <em>in fine<\/em> dans chacune de ses images. Le cosmos est en fait le plus petit d\u00e9nominateur commun de chacun de ses \u00e9l\u00e9ments. Cette co-pr\u00e9sence du monde \u00e0 ses parties est patente dans les images de la lune prises par la Nasa<a name=\"_ftnref8\" href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>. Elles vont \u00e9prouver au loin ce dont nous pouvons faire l\u2019exp\u00e9rience tout pr\u00e8s chaque jour&nbsp;: tout est toujours l\u00e0. L\u2019exp\u00e9rience qu\u2019elles nous font faire a cependant pour particularit\u00e9 d\u2019intensifier notre mani\u00e8re de l\u2019\u00e9prouver. Dewey dit bien cette continuit\u00e9 entre le tout et la partie qui existe au c\u0153ur de l\u2019exp\u00e9rience esth\u00e9tique en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab&nbsp; Mais que le champ de notre vision soit ample ou pr\u00e9cis, l\u2019exp\u00e9rience que nous en avons est celle d\u2019une partie d\u2019un tout plus large et plus global, et c\u2019est sur cette partie que notre exp\u00e9rience se centre pour le moment. Nous pourrions en \u00e9tendre le champ en passant du plus restreint au plus ample, mais quelle qu\u2019en soit l\u2019ampleur, nous ne le consid\u00e9rerions pas comme le tout&nbsp;; les marges se forment dans cette \u00e9tendue infinie au-del\u00e0 de laquelle r\u00e9side ce que l\u2019imagination appelle l\u2019univers. Ce sens <em>d\u2019un tout qui renferme tout<\/em>, implicite dans les exp\u00e9riences ordinaires, se manifeste intens\u00e9ment dans un tableau ou dans un po\u00e8me&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref9\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui se manifeste intens\u00e9ment dans l\u2019image (ou le po\u00e8me), a \u00e0 voir avec l\u2019impression que la moindre pr\u00e9sence est la r\u00e9ponse \u00e0 tout. Ce&nbsp;sentiment d\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;un tout qui renferme un tout&nbsp;\u00bb vaut pour le plus ample comme pour le plus restreint. De proche en proche, comme de loin en loin, tout est \u00e9gal. C\u2019est ce qui explique que la Pr\u00e9sence \u2013 Dewey dit l\u2019Univers\u2013 demeure toute enti\u00e8re m\u00eame dans ses \u00e9clats les plus \u00e9parpill\u00e9s. Hacher sa repr\u00e9sentation n\u2019\u00f4te rien \u00e0 l\u2019intransitivit\u00e9 de l\u2019Image. Dewey a raison de dire que les po\u00e8tes le savent particuli\u00e8rement. Rilke, dans une lettre \u00e0 Marina Tsvetaeva, est celui qui a le mieux exprim\u00e9 cette id\u00e9e que le monde est clos, et qu\u2019on ne peut rien lui ajouter ou lui retrancher parce qu\u2019il n\u2019a pas de dehors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab&nbsp;Ces pertes dans le Tout, Marina, ces \u00e9toiles qui croulent&nbsp;!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 que nous nous jetions, vers quelle \u00e9toile, nous<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne l\u2019accroissons pas&nbsp;: le compte est toujours d\u00e9j\u00e0 clos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, qui tombe ne diminue pas le chiffre saint&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref10\" href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce que nous pensons retrancher, ce qui choit \u2013 et m\u00eame la mort&nbsp;&#8211; reste toujours par d\u00e9finition dans le Tout. Rilke souligne que les amants et les artistes ne devraient pas en savoir trop sur le d\u00e9clin, la d\u00e9cr\u00e9pitude, la d\u00e9construction et que c\u2019est le partage de la pl\u00e9nitude \u00e0 quoi ils \u0153uvrent qui fait tourner le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Emanuele Coccia nous aide alors \u00e0 franchir un pas suppl\u00e9mentaire pour penser que tout ce qui est de l\u2019ordre de la coupure dialectique et de la n\u00e9gativit\u00e9 (m\u00eame constructive) se dissout <em>in fine<\/em> dans le sensible. Dans <em>La Vie Sensible<\/em>, il avance l\u2019id\u00e9e que ce sont les images qui constituent le tissu et le ciment de l\u2019unit\u00e9 du monde. Les images ne d\u00e9coupent pas le monde, n\u2019y pr\u00e9l\u00e8vent rien, mais tressent un entrelacs qui permet l\u2019alliance du \u00ab&nbsp;physique&nbsp;\u00bb et du \u00ab&nbsp;spirituel&nbsp;\u00bb. L\u2019image ne divise pas. Elle rassemble positivement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab&nbsp;Si le monde aspire \u00e0 l\u2019unit\u00e9, c\u2019est gr\u00e2ce aux images et aux images seulement&nbsp;(&#8230;) &nbsp;Chaque medium se rapporte au reste du monde non seulement comme ce qui re\u00e7oit le sensible, mais aussi comme ce qui est capable de la transmettre&nbsp;: il re\u00e7oit le monde de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019il peut restituer ce qu\u2019il re\u00e7oit du monde sous la forme du sensible&nbsp;\u00bb <a name=\"_ftnref11\" href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Image \u00ab&nbsp;re\u00e7oit&nbsp;\u00bb le monde et le \u00ab&nbsp;donne&nbsp;\u00bb en m\u00eame temps sous la forme d\u2019une surface sensible. Elle le contient litt\u00e9ralement. Une soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e d\u2019images serait paradoxalement sans monde, une communaut\u00e9 de vivants \u00ab&nbsp;acosmique&nbsp;\u00bb. L\u2019image est une matrice \u2013 comme un lac silencieux \u2013 qui fait du monde un monde. C\u2019est bien la \u00ab&nbsp;fonction cosmologique&nbsp;\u00bb de l\u2019image qui nous fascine, car en elle et seulement en elle \u00ab&nbsp;le monde arrive \u00e0 une forme d\u2019unit\u00e9&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref12\" href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>. Mais aussi son aspect tautologique \u2013 circulaire \u2013 ind\u00e9constructible. C\u2019est pourquoi on risque toujours de faire pencher la terre en lui ajoutant ou en lui retirant des&nbsp; \u00ab&nbsp;prises de vue&nbsp;\u00bb\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quoi qu\u2019il en soit\u2026 \u00ab&nbsp;pendant tout ce temps, le monde continue simplement \u00e0 \u00eatre rond&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref13\" href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn1\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Ce texte est librement inspir\u00e9 d\u2019une conf\u00e9rence donn\u00e9e lors de l\u2019exposition \u00ab&nbsp;D\u00e9construction photographique, Glissement du sens \u00e0 l\u2019\u0153uvre&nbsp;\u00bb qui s\u2019est tenue \u00e0 Paris, en Octobre 2016, \u00e0 la Galerie Topographie de l\u2019art<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn2\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Gertrude Stein, <em>Le monde est rond, Rose is a rose<\/em>, Ed. Deux Temps Tierce, 1984, p 6<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn3\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> J.L. Schefer cit\u00e9 par J.L. Leutrat, <em>Kal\u00e9idoscope, <\/em>Presses Universitaires de Lyon, 1988<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn4\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Gertrude Stein, Willie est Willie, in <em>Le monde est rond<\/em>, Ed. Tierce, Point Virgule, 1984, p 9. <em>Willie est Willie<\/em> est un po\u00e8me de Gertrude Stein. Willie est le cousin de Rose (is a rose)&nbsp;: \u00ab&nbsp;par deux fois, il fut presque noy\u00e9. Ce fut tr\u00e8s \u00e9mouvant. Ce fut chaque fois tr\u00e8s \u00e9mouvant&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn5\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Ibid., p 6 \u00e0 11<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn6\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Alain Fleischer, <em>Le voyage du brise glace<\/em>, installation&nbsp;: des images sont projet\u00e9es contre un mur et se refl\u00e8tent sur des fragments de miroirs flottants. Cette \u0153uvre a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e lors de l\u2019exposition \u00ab&nbsp;D\u00e9construction photographique, Glissement du sens \u00e0 l\u2019\u0153uvre&nbsp;\u00bb, Paris, en Octobre 2016, Galerie Topographie de l\u2019art<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn7\" href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Maurice Blanchot, <em>L\u2019Espace Litt\u00e9raire<\/em>, \u00ab&nbsp;La ressemblance cadav\u00e9rique&nbsp;\u00bb, Paris, Gallimard, Id\u00e9es, 1955, p 350<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn8\" href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Photographies prises par les robots de la NASA, in \u00ab&nbsp;D\u00e9construction photographique, Glissement du sens \u00e0 l\u2019\u0153uvre&nbsp;\u00bb qui s\u2019est tenue \u00e0 Paris, en Octobre 2016, Galerie Topographie de l\u2019art<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn9\" href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> J.Dewey, <em>L\u2019Art comme Exp\u00e9rience<\/em>, Folio Essais, Gallimard, Paris, 2010, p 321-322<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn10\" href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Rilke, <em>Lettres \u00e0 Marina Tsvetaeva<\/em>, p 460<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn11\" href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> Emanuele Coccia, <em>La vie sensible<\/em>, Rivages, p 56<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn12\" href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> Ibid., p 57<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"_ftn13\" href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> Getrude Stein, <em>Le monde est rond, Rose is a rose<\/em>, op. cit., p 9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Image ronde, (la photographie et l&rsquo;unit\u00e9 du monde) de Myl\u00e8ne Duc &nbsp; Je pr\u00e9f\u00e8rerais ne pas parler de \u00ab&nbsp;d\u00e9construction&nbsp;\u00bb pour ce qui concerne la photographie et prendre au contraire cette id\u00e9e \u00e0 rebrousse poil&nbsp;: les tiroirs de ce concept, emprunt\u00e9 par Derrida \u00e0 Granel, d\u00e9bordent jusqu\u2019\u00e0 produire un encombrement qui va \u00e0 l\u2019encontre du but [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[52],"tags":[55,88,81],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8FFEZ-7G","jetpack-related-posts":[{"id":983,"url":"https:\/\/www.esquisses.eu\/revue\/la-photographie-a-lepreuve-de-la-nuit-fps-60-de-liz-deschenes-helene-kuchmann\/","url_meta":{"origin":476,"position":0},"title":"La photographie \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la nuit : FPS 60 de Liz Deschenes \u2014 H\u00e9l\u00e8ne Kuchmann","author":"Administrateur","date":"30 ao\u00fbt 2023","format":false,"excerpt":"Nuit, le PDF Victor Hugo, dans une lettre \u00e0 Flaubert, se r\u00e9jouissait de pouvoir, gr\u00e2ce \u00e0 la photographie, obtenir son propre portrait \u00ab\u00a0en collaboration avec le soleil\u00a0\u00bb1, liant le nouveau proc\u00e9d\u00e9 qu\u2019il commen\u00e7ait \u00e0 exp\u00e9rimenter en exil \u00e0 l\u2019astre diurne. 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